30 films pour les 20 ans de Cinergie : entre mémoire et identité
Le Festival Cinergie souligne cette année ses 20 ans. Du 1er au 4 mai, à Saskatoon, il présente 30 films francophones et autochtones, qui explorent la mémoire collective, l’identité et les liens entre les générations. Le documentaire Hafu, présenté en ouverture, donne le ton à ce festival marqué par la diversité des récits. Le réalisateur Vincent Blais-Shiokawa cherche à mieux comprendre les tensions au cœur de son identité mixte canado-japonaise. Dans « Hafu », Vincent Blais-Shiokawa entreprend un voyage à Tokyo en compagnie de son père, Yukihiro, pour renouer avec ses racines et son héritage culturel. Photo : Vincent Blais-Shiokawa Le film Rêver en néon, réalisé par la cinéaste fransaskoise Marie-Claire Marcotte, a été tourné à Sudbury. Le long métrage suit Billie, une jeune enfant qui tente de percer les secrets entourant l’identité de sa mère. « Rêver en néon » a été récompensé par le prix l’Œil du Regroupement des artistes cinéastes de la francophonie canadienne. Photo : Marie-Claire Marcotte Le court métrage animé Géant Beaupré, signé Alain Fournier, revient sur le destin d’Édouard Beaupré, Michif de Willow Bunch, célèbre pour sa taille impressionnante. Le film d'animation « Géant Beaupré » raconte à la fois les racines locales du géant et la mémoire autochtone. Photo : Alain Fournier, Etienne Boilard Le film RU relate l’exil et l’accueil, en s’inspirant du roman de Kim Thúy. L'œuvre du cinéaste Olivier Michaud est présentée dans le cadre du volet scolaire de Cinergie. À travers le personnage de Tinh, Ru raconte l’arrivée de l’autrice vietnamienne au Québec, après un parcours migratoire éprouvant. L'actrice Chloé Djandjiqui incarne Nguyen An Tinh. Photo : Gracieuseté : TIFF Soleils atikamekw de Chloé Leriche, en langue Atikamekw, aborde l’injustice et le deuil dans les communautés autochtones. Le long métrage revient sur une tragédie survenue à Manawan en 1977, quand cinq jeunes de la communauté ont été retrouvés sans vie dans une camionnette submergée dans une rivière voisine. « Soleils atikamekw », l’histoire vraie d’un accident aux circonstances nébuleuses. Photo : Festival du nouveau cinéma Les 30 films, courts et longs métrages confondus, présentés au festival ont été sélectionnés parmi 150 œuvres soumises. Dans sa version grand public, il se déroule au cinéma Roxy de Saskatoon.




Le court métrage Kiackrananik (Oskélanéo), réalisé par Jacqueline Mequish, propose un retour intime sur le village de la cinéaste. Fondé au début du 20e siècle, Oskélanéo comptait autrefois une centaine d’habitants. Aujourd’hui, seule la famille atikamekw d’Opitciwan de la cinéaste y demeure.
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